PRESSE

Les articles de presse de la Compagnie Soleil Glacé

VIDÉOS

HÉRITER DES BRUMES

À la radio sur RFI

“Artistes associés du théâtre, ce duo de jeunes auteurs a mené de multiples recherches de documentation, s’est plongé dans les pièces de Pottecher, a réalisé des entretiens avec d’anciens directeurs, bénévoles, comédiens, pour construire ce récit théâtral mêlant la petite et la grande histoire (le théâtre fut réquisitionné en 1914 et très endommagé par une pluie

d’obus en juin 1940), les crises cycliques liées au manque de moyens, l’audace du couple Pottecher, les amitiés, les passions, les fantômes du lieu, et tenter ainsi de comprendre comment cette utopie est parvenue à perdurer. « Bussang est un endroit où on reprend foi au théâtre, une sorte de temple païen. Nous avons écrit ce feuilleton en imaginant que cette

histoire soit déplaçable ailleurs », explique Paul Francesconi. Enlevée, instructive et non dénuée d’humour, cette saga présentée dans le théâtre de verdure (le Théâtre du Peuple a commencé en plein air, dans un pré) est passionnante et pourrait, souhaitons-le, voyager bien au-delà de Bussang, tant elle raconte un théâtre en train de se faire tout au long d’une

période où la société a connu de profonds bouleversements.”

Sandrine Blanchard, Le Monde

““Magnifique”, “émouvant” : des rires et des larmes pour la dernière répétition du feuilleton anniversaire au Théâtre du Peuple de Bussang

Temps fort des célébrations prévues pour les 130 ans du Théâtre du Peuple de Bussang, un feuilleton théâtral en six épisodes sera joué du 20 au 30 août. Une création spéciale pour le jubilé de ce site emblématique qui a conquis et ému un public de quelques chanceux ce week-end lors de la générale.

Les larmes aux yeux, après une représentation aussi intense que singulière. Ce samedi, c’est émus et pour le moins conquis que quelques chanceux ont pu assister à « la générale » du feuilleton théâtral Hériter des brumes au Théâtre du Peuple.”

Audrey Martin, Vosges Matin

“Le propos est riche, dynamique, utilise avec verve le comique de répétition, pathétique aussi, en ce qu’il parvient à restituer les événements à travers les sentiments des individus qui les vivent. Avec des accessoires qui sont mobilisés de bric et de broc par les comédiens, on est aisément replongé dans les premières prouesses du théâtre(...). Un spectacle manifeste, profession de foi idéaliste en la valeur éducatrice de l’art dramatique. On assiste à un feuilleton théâtral frais, inspiré, diversifié, plaisant et édifiant.“

“Un travail titanesque et gigantesque servi par une mise en espace des plus sobre et dépouillée signée Julie, la maîtresse des lieux de cette renouée bucolique. Ancestrale et contemporaine à souhait. Héritage, passation raisonnée de toute la vie d'un peuple campagnard et ouvrier dédiée à l'art du théâtre vivant amateur.Les deux derniers épisodes de cette série à rebondissements évoquent des chapitres délicats :ceux de la mue ou mutation du projet du couple fondateur et légendaire des Pottecher et de la suite débridée des multiples directions artistiques de ce lieu mythique..Servie par huit comédiens hors pair dont Axel Godard qui excelle dans les modulations de rôle surtout celui de Pierre Richard Willm .Une audace corporelle incroyable teintée de délicatesse et de nostalgie surprenante. (...) Un acteur est né, plein de charme, de conviction, incarnant un tout vieil homme déçu, désemparé, autant qu'un fringuant metteur en scène ambitieux et volage...”

“Dans le très beau texte d’Alix Fournier-Pittaluga et de Paul Francesconi, il y a, à la fois, une grande unité et une vraie puissance dramaturgique. Cette histoire, ils nous la font vivre de l’intérieur. On croit aux personnages. On se laisse prendre, émouvoir par ce qui leur arrive. Néanmoins, la présence de deux personnages fictifs (Antoine et Raphaëlle) qui sont comme des chefs de troupe, interprétés d’ailleurs par les mêmes comédiens qui jouent Maurice et Camm, apporte une forme de distance avec la possibilité de regarder et de commenter depuis aujourd’hui ce qui s’est passé autrefois. Cela donne aussi une légèreté, une note d’humour. Et puis, il y a cet autre petit miracle propre à Bussang qui fait que les comédiens amateurs et professionnels finissent par former une troupe cohérente et entièrement investie. En les voyant jouer ensemble, on ne se pose plus la question de savoir qui est qui. On se laisse emporter par le souffle du récit.”

MON AMI N'AiME PAS LA PLUIE

"La langue est simplifiée, véhiculaire, car elle veut imiter la banalité. Cette langue faussement pauvre enferme toute la richesse du texte; ainsi chaque parole, chaque mouvement, chaque motif de mise en scène acquiert une multitude de sens du littéral au plus imaginaire, de la métaphore symbolique à la simple trace allusive. La pièce nous prend par surprise en une expérience de pétrissage de nos pensées et de nos âmes. (...) Hallucinante, ce spectacle justifie à lui tout le festival [Théâtre en Mai], la pièce de Paul Francesconi, Fargass Assandé et Odile Sankara. Ils créent Mon ami n’aime pas la pluie un spectacle hypnotique bouleversant multi couches dont chaque strate nous explose à l’oreille et à l’âme."

"C’est une fable épurée, naïve qu’en apparence, aux tableaux énigmatiques, dont la réussite est de s’en tenir à un minimalisme humide, offrant au spectateur un vaste champ d’images et de sensations qu’on interprétera au gré de ses propres fluides : la pluie est ici un motif que nos humeurs habitent."

"Avec Mon ami n’aime pas la pluie, c’est un texte splendide d’émotions et de tendresse que le public découvre. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas l’auteur réunionnais Paul Francesconi, c’est une rencontre bouleversante avec un texte qui porte haut un Verbe tout en puissance et en nuances.  La mise en scène suit les mêmes lignes directrices, jouant de poésie et de tension dramatique, d’humour et de gravité. Toute l’eau qui envahit le plateau est aussi surprenante que bienvenue."

CARGO

"Paul Francesconi possède le talent et la poésie de tricoter les vieilles croyances avec les rêveries actuelles. Chaque tableau est somptueux tandis que la troupe impressionne. (…)  La pièce, c’est le premier génie de l’auteur, tresse plusieurs thèmes en une gerbe élégante. Le syncrétisme insulaire naviguera devant nous en une fabuleuse exploration. Se bâtit sous nos yeux hypnotisés une suite de tableaux drôles ou oniriques; comme dans un rêve initiatique nous affronterons les questions du religieux, du vivre ensemble, de l’autorité du clergé, de la colonisation et de l’émancipation, de la vie et de la mort aussi. En creux la quête de l’origine et de l’amour en ceci qu’ils se rêvent tous les deux éternels car le temple sera partout là ou tu te rendras."

KAL

"Émotions devant le jeu de Martin Jaspar, j’avais froid avec lui, je frissonnais. Émotions devant le regard de Chloé Lavaud-Almar, elle ne prononcera qu’une seule phrase de tout le spectacle, tout son jeu est de danse, son regard vous fixe, il est puissance, il est menace qui réchauffe, il est peur. Émotions quand les instruments d’Elsa Dupuy sonnent, quand sa voix s’élève. Théâtre, musique, danse, si vous êtes amateur d’une de ces disciplines, vous apprécierez cette création de la compagnie Soleil Glacé, Paul Francesconi, qui signe le texte et la mise en scène, nous fait le cadeau d’un moment de poésie, d’un moment de beauté, une cascade d’émotions successives qui emplissent le spectateur. Des émotions, des ouvertures, à l’autre, cet autre qu’on ne voit plus et qui a traversé le monde pour venir geler à nos pieds. Des émotions, des ouvertures, une conviction viscérale, l’amour est une force vitale qui peut durer jusqu’à la fin des temps."

"[KAL] est un très beau spectacle où le rythme et les éléments visuels très sobres alliés à l’interprétation des trois acteurs (la Réunionnaise Chloé Lavaud, Martin Jaspar et Elsa Dupuy) qui jouent de leurs corps qui dansent et d’instruments de musique, sont pour beaucoup dans la fascination du spectateur qui a du mal à quitter la pièce..."

“Reste qu’à y regarder de près l’œuvre de Paul Francesconi, tout à la fois auteur et metteur en scène, ne dédaigne quand même pas, loin s’en faut, d’aborder des sujets qui nous hantent aujourd’hui tels que ceux de la fuite et du refuge, mais à sa manière non forcément marquée du sceau d’un réel trop prégnant, mais au contraire dans un imaginaire à la poésie rémanente. Paul Francesconi sait de quoi il parle, originaire de l’île de la Réunion où il retourne régulièrement il en a été marqué à vie et à vif, connaissant les problèmes de l’île, comme ceux de marronnage, mais il en saisit surtout le tissage « tellurique » invisible pour reprendre le terme qu’il utilise lui-même. Marqué dans sa chair tout cela nourrit son œuvre qui s’affermit d’année en année et atteint avec Kal un degré de maturité qui lui permet de traiter sa fable de la meilleure manière qui soit.”

“Un magnifique conte initiatique, poétique, dansé et musical dans une mise scène orchestrée avec grande minutie et une scénographie d’une belle esthétique, nous emporte dans un étrange pays de neige au sommet d'un volcan.

(...)

Chloé Lavaud incarne Kal avec talent dans une chorégraphie s’inspirant des pièces de fantômes de Nô japonais et surtout de la danse butô. Elsa Dupuy représente les pensées de Kal  à travers des percussions et des chants réunionnais qui rythment  la pièce, écrits par alouban’, un groupe réunionnais mélangeant le maloya et le rock. Martin Jaspar « Ram » est bouleversant. Tous trois nous captivent et nous mènent avec grand brio à travers ce beau et puissant conte.”

JEUNES RIVIERES

"Se nourrissant des énergies telluriques, végétales et minérales du lieu, Paul Francesconi a imaginé un conte inspiré de la nature environnante. Dans un monde quelque peu féérique, Jan (Anthony Jeanne, tout en énergie), un jeune garçon d’une dizaine d’années, malade du cœur, vit reclus avec sa mère (détonante Nadine Béchade) dans une immense propriété. Jadis luxuriant, le lieu a dépéri. Les habitants se sont refermés sur eux-mêmes, autant pour protéger l’enfant du monde extérieur, forcément hostile et cruel, que pour combler la solitude alcoolique de Mara, la mère. Mais voilà Jan rêve d’aventures de quitter sa prison dorée, de traverser la rivière, de s’enfoncer dans la sombre forêt qui la borde et pourquoi pas découvrir l’océan. Aidé dans sa quête émancipatrice par une fougère (lumineuse Khadija Kouyaté) devenue jeune fille et un jardinier singulier (épatant Théophile Sclavis), Jan va plonger dans l’eau trop longtemps redoutée, se libérer des secrets de famille et enfin vivre sans contrainte."

L’œil d'Olivier

“Dans "Jeunes Rivières", de Paul Francesconi, un enfant enfermé par sa mère fait la rencontre d'une fougère réincarnée dans le corps d'une jeune fille qui va lui apprendre à dépasser ses peurs et découvrir le monde. Une fable poétique, jouée dans cet écrin naturel exceptionnel, qui a notamment inspiré le peintre Jean-Baptiste Corot, donnant son nom au site.

"Le fait que ça parle de rivière et qu'on ait vraiment la rivière, qu'il y ait des arbres, qu'on sente l'odeur des arbres, qu'on ait la lumière dans les feuilles, je trouve que c'est vraiment magique", s'enthousiasme une spectatrice venue avec ses enfants.”

Antoine Jegat, France 3

MON ELI

"[Le texte de Mon Eli] ouvre tous les possibles. Or, de ces possibles vertigineux, Paul Francesconi fait une matière spectaculaire. C’est en fait comme si la beauté permettait d’évoquer les sujets les plus douloureux : la souffrance de ceux qui sont restés, l’impossibilité à trouver une place de ceux qui sont partis vers des Eldorado glacés. Comme le poème offre un refuge à l’indicible, la beauté apporte alors un apaisement. (…) Le maître mot de la direction d’acteurs est alors logiquement la stylisation : les voix se mêlent à des chants ; celle fluette d’Éli déconcerte, puis crée une mélodie. Les trois figures magiques et tutélaires de l’île sont incarnées par trois comédiens à la gestuelle chorégraphiée. Charif El-Badawi, Elsa Dupuy et Yaya M’Bilé Bitang sont tous les trois très bons. Quant à « celui qui pue », son étrangeté à sa propre terre s’exprime dans un jeu décalé, car naturel, et dans une partition extraordinaire de danseur."

"Globalement, le récit nous laisse parfois en suspens des interactions entre les personnages. La force des dialogues est portée par une maîtrise parfaite de la mise en scène. Pour cette nouvelle pièce, le travail de Paul Francesconi impressionne en deux points : le monde surréalisme qu’il a créé et le choix de son univers sonore, qui contribue à la beauté de l’ensemble et qui pourraient presque être des musiques de film. Les jeux d’ombres du décor et la présence des Silencieux, les esprits de l’île accompagnant Éli et son compagnon, ajoutent un caractère irréel. Une des Silencieux semble être un mélange entre Emily, la mariée cadavérique des Noces Funèbres de Tim Burton, et Edward aux mains d’argent. Le début de la pièce est pensée comme un cauchemar, le reste comme un monde féérique."

"Le décor de la pièce, très féérique, laisse apparaître trois autres personnages, muets, qui bougent dans un paysage de végétation. Le texte et la mise en scène, à mi-chemin entre le réel et le mythe, font davantage penser à un conte qu’à un récit ancré dans une réalité contemporaine. Et pourtant, cette île imaginaire ainsi que le thème du retour au pays font allusion, sans aucun doute, au départ des jeunes ultramarins dans l’hexagone. C’est d’ailleurs ce qu’a vécu l’auteur et metteur en scène de la pièce, le Réunionnais Paul Francesconi, parti faire ses études à Paris à l'âge de 19 ans, et qui s'est inspiré de son expérience personnelle pour nourrir son texte. Dans le public, Ornella, une jeune calédonienne de 22 ans, connaît bien ce parcours : "quand on nous envoie quelque part, surtout en métropole, on attend de nous de revenir avec quelque chose, mais tous ne réussissent pas. Je suis sans voix, cette pièce m’a beaucoup touchée".

REVUE THÉÂTRE(S)

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